Les camions sont des acteurs : l'avènement du Peterbilt au cinéma

Tu t'es perdu gamin ? Si tu es tombé par hasard sur cette critique en espérant trouver une petite pépite parmi les thrillers des années 90, eh bien tu es sur le bon chemin. Lis cette critique, procure toi le film et assure toi de boucler fermement ta ceinture. Les mains en l'air, gamin. Oui, histoire que je vérifie que tu sois bien attaché. Cette petite virée dans le désert de Moab et d'Arizona, avec au volant un Kurt Russel fougueux, se révèle être un condensé d'adrénaline d'une heure trente non-stop. C'est parti !


Laisse sur la bande d'arrêt d'urgence Terminator Le soulèvement des machines, ainsi que Clones. Jonathan Mostow avant même de signer ces blockbusters - qui s'efforcent de garder la tête hors de la médiocrité - s'est fait remarquer auparavant grâce à Breakdown.


Avec pas loin de 30 millions d'euros, il se dégote un acteur tendance de l'époque, de supers cascadeurs, quelques scènes d'action ultra-réalistes ainsi qu'un de ces bons vieux Peterbilt 377.
Ce sont ces bons gros camions avec une grosse truffe en guise de capot et des tuyaux d’échappement à l'arrière des portières similaires à de grandes oreilles. Voilà tu vois enfin de quoi je parle.
En somme de véritables bêtes de plus de 15 tonnes issues de la grande société de transport américaine Peterbilt. Symbolisant la puissance, l'industrialisation et la surproduction, on les connaît vêtus de rouge, accompagnés de ces quelques nobles lettres calligraphiées : C-O-C-A-C-O-L-A. Ces camions figurent également comme des vedettes dans certains thrillers et blockbusters ; dont le très sympathique Une Virée en Enfer mais aussi les célèbres Transformers. Optimus Peterbilt Prime de son nom complet me dit-on à l'oreillette. Il sera également mis à l'honneur dans le film de Jonathan Mostow.


Revenons-en à Breakdown ; un road-thriller movie bourré de tension, d'une grande simplicité mais pourtant grandement fonctionnel, avec une mise en scène parfois intelligente ; un rapport aux objets que le réalisateur nous fera, et qui apportera un peu de subtilité à ce thriller factuel aucunement prétentieux : un flingue, une ventouse WC, une écriture, un camion ou encore un fusil de Tchekov à 90 000 dollars. Enfin voilà J.Mostow s'affirme comme un bon exécutant et apporte ce qu'on lui demande. Et parfois, juste cela fait grandement de bien ! Alors amuse-toi bien gamin.

Jordan_Michael
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le 20 nov. 2018

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