C'est la deuxième fois que je vois ce film en, peut-être, une petite dizaine d'années suite à un achat de DVD malencontreux et regrettable. Je ne savais pas du tout où je mettais les pieds sinon que Dujardin, acteur que j'apprécie habituellement, y était tête d'affiche.
L'adjectif qui va le mieux au film, c'est "oubliable". C'est tellement vrai que je me souvenais à peine qu'il y était question de surf.
Grosso modo, c'est l'histoire d'un champion de surf à Nice … Sachant que la côte du côté de Nice n'a connu qu'une seule vague lors d'un tsunami, conséquence d'un effondrement (probablement artificiel) sous la mer à la fin des années 70, on devine qu'on est parti dans le film vers le grand n'importe quoi.
Et très rapidement, le film confirme le n'importe quoi car le surfeur Brice de Nice, roi de la glisse, est une sorte de (vieil) adolescent qui, du jour au lendemain, passe du statut de fils à papa avec des tas d'amis au statut de pauvre et minable sans aucun ami. Mais qu'à cela ne tienne, il va tenter de travailler puis n'en étant pas capable, va tenter le casse d'une banque (avec le masque de Chirac sur la tronche et sa planche de surf en main …), enquillant les aventures les plus improbables jusqu'à être mis au pied d'une vraie vague du côté de Biarritz … C'est là qu'il va rencontrer un autre surfeur, Igor d'Hossegor (noter le trait comique du nom, le parallèle, bref …) à l'occasion d'un concours de surf qui peut rapporter beaucoup d'argent, le casse de Brice n'ayant rien cassé.
Ah j'ai oublié les nanas. Il y en a des floppées, partout, toutes écervelées, toutes en pâmoison devant le Brice qui n'y fait même pas attention. Tiens, ça me rappelle un gus de ma classe quand j'étais au lycée qui était encore plus con que ses pieds. Il a suffi qu'il se pointe un jour avec une moto pour que toutes les nanas de la classe (et d'ailleurs) ne regardent plus que lui ... Ce fut très déplaisant (pour ceux qui n'avaient pas de moto, bien sûr).
Le Brice de Nice, c'est un Jean Dujardin complètement déjanté qui en fait des tonnes et même des caisses puisqu'il n'a qu'un mot à la bouche "j't'ai cassé". Moi aussi, je me lance dans le jeu de mots foireux …
Il a un copain Marius (Clovis Cornillac) qui a tellement de mal à s'exprimer qu'on se demande s'il ne lui manque pas des fois une case. En attendant, on est amené à assister à la seule scène un peu touchante car Marius a un handicap à ses pieds qu'il cache mais que découvre par hasard le trop subtil Brice, roi de la Glisse : "comment tu fais pour mettre des tongues". En attendant, il va rencontrer une nana (Elodie Bouchez) qui va en pincer pour lui. Et comme elle a aussi un handicap qu'elle cache …
Bref, un film tout en jaune, avec un Dujardin aux cheveux longs et jaunes, en tee-shirt jaune, avec une voiture jaune où j'ai de temps à autre souri jaune…
Film à éviter pour ceux allergiques au jaune. De toute façon, film très oubliable.