Nous mettrons un 2 pour la photographie. Jane Campion est en effet très douée là dessus et c'est quelque chose qu'on ne peut pas nier : de belles lumières, de jolis plans, il n'y a pas de doute elle maîtrise ce sujet.
La note note donc la qualité de la photographie et on relèvera aussi des costumes pas transcendants mais plutôt jolis.
A part ça ... rien.
Une grosse, très grosse déception pour un film sur la vie d'un poète. On voudrait de la passion, on voudrait être transporté, on voudrait de la poésie, de la profondeur ou n'importe quoi d'ailleurs mais quelque chose.
Bright star nous balance quelques paumés qui èrrent dans une maison. Des dialogues fades et vides quand ils ne sont pas débiles. Des personnages tout aussi insipides qui n'ont, il faut le reconnaître, rien à dire et rien à raconter qui puisse leur donner de l'intérêt.
Je ne sais pas à quel point le film est fidèle à de quelconques documents mais la scène de la mère qui rentre dans la chambre où par une lubie de l'insupportable héroïne, volent des papillons, fait semblant de peut-être protester mais nous n'en sommes pas sûr car la ligne de texte s'embourbe, patauge et finalement joue les absente. Autre exemple : le personnage du frère que l'on voit de façon récurrente et qui doit avoir une seule ligne.
Et tout est comme ça. On voit des personnages creux qui se déplacent et peut être leur silence est le plus grand service qu'ils peuvent nous rendre tant on regrette chaque fois qu'ils parlent.
J'éviterai de spoiler la fin. Je dirai juste que loin d'avoir pu tirer la moindre petite larme j'ai juste émis un soupir de soulagement. C'était fini, faute d'avoir commencer au moins le film n'avait pas durer.
Bref un navet. Je regrette presque d'avoir mis 2.