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le 12 sept. 2017
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Vu dans le cadre d'une session Ciné Expérience Sens Critique. Premier point positif, il s'agit d'un film que je n'aurais pas vu en dehors de son cadre et à ce titre suis heureux de l'avoir vu. Point...
Comment avancer sans contredire la religion et les traditions qui nous guident ? Voilà la question sous-jacente qui ne cesse de hanter le protagoniste de Brooklyn Yiddish, tiraillé entre son désir de faire son deuil et de vivre avec son jeune fils et la volonté de sa communauté orthodoxe qui lui contraint de retrouver une femme avant d'envisager un retour de son enfant au foyer.
Le film de Weinstein prend un principe obsessionnel à décrire sans prendre de parti ni de jugement. Son passé de documentaire n'est pas loin... Le fait de choisir des acteurs non professionnels, issus de la communauté hassidique, permet à Brooklyn Yiddish de décrire parfaitement une communauté peu évoquée jusqu'ici au cinéma. La mise en scène se veut particulièrement classique et sans prise de risque. Si elle semble avoir séduit le jury de Deauville présidé par Michel Hazanavicius, elle a malheureusement pour effet de retirer de la profondeur au film qui manque cruellement de personnalité.
Le personnage de Menashé est maladroit et souffrant d'une déveine notable malgré une volonté de fer. Pour autant, l'aspect épuré du film fait que le spectateur manque d'empathie pour le protagoniste et son combat pour vivre avec son fils. Surtout, la force de la description dans Brooklyn Yiddish se fait au détriment de ce qui semblait être le sujet principal de l'œuvre : le deuil et la force de la croyance chez l'homme quand les traditions liées à celle-ci lui imposent des sacrifices.
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le 15 sept. 2017
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le 12 sept. 2017
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