Brûle le sang est un thriller français réalisé par Akaki Popkhadze qui se déroule dans les quartiers de Nice. Après l’assassinat de leur père, deux frères qui ne s’entendent pas cherchent à se venger. Tristan, très croyant et voulant devenir prêtre, voit revenir Gabriel, son frère aîné qui a été un criminel, et qui est bien décidé à retrouver les responsables du meurtre.
Il y a cette manière de filmer qui donne le sentiment d’être dans la scène. Les mouvements de caméra sont parfois brutaux, et renforcent l’intensité des scènes de bagarre.
Le récit nous donne le point de vue de différentes personnes, notamment le point de vue de leur mère qui se retrouve seule.
Nice est montrée sous un angle rarement vu au cinéma : pas de cartes postales touristiques, la ville devient un décor sombre, avec des trafics, des rivalités et des blessures familiales. Cette ambiance pesante est renforcée par la mise en scène.
Ce qui me semble le plus réussi dans ce long métrage, c’est sa capacité à transformer une histoire de vengeance assez classique en un drame beaucoup plus profond. Derrière la brutalité, le film parle avant tout de famille et de culpabilité. Nous pouvons voir au long du film que Gabriel regrette progressivement ses actions.