Il y a une sacrée ambition dans le postulat de Buffet Infinity. Ce dernier se résume de la manière suivante : parler de ces communautés religieuses, de ces conglomérats et autres entités qui glissent des messages subliminaux à travers les médias - en l'occurence, la télévision et la publicité - pour nous matrixer. Et cela, le titre le réalise en abordant la forme qu'il dénonce, à savoir être un enchaînement de (fausses) pubs télévisuelles et de flash infos - histoire de proposer une sorte de fil conducteur à raconter. L'idée est vraiment osée et se révèle ô combien pertinente, au vue de ce que le titre dénonce. Le problème - et pas des moindres - et que l'idée n'arrive pas à tenir la distance. Car au bout de quelques clips promotionnels, le projet s'écroule aussitôt sous le poids de son ambition. La forme devient rapidement répétitive, l'humour satirique se dilue et la simili trame principale part en vrille, pour aboutir à une conclusion incompréhensible. L'ensemble aurait fonctionné si la durée de visionnage affichait une bonne demie-heure. Mais dans l'état actuel des choses, avec 1h30 au compteur, Buffet Infinity se transforme en supplice dont il devient urgent d'en voir le bout.