Suite directe de Doux, dur et dingue, Ça va cogner s’inscrit dans la même veine décontractée : de la bagarre bon enfant, un orang-outan toujours fidèle au poste, et un Clint Eastwood en mode cool, loin de ses rôles sombres et intenses.
Cette fois, le film s’en sort un peu mieux que son prédécesseur. Le scénario, bien que toujours léger, tient un peu plus la route. Le rapport entre les deux combattants – Clint Eastwood et William Smith – apporte un vrai moteur narratif, avec une tension et une montée en puissance plutôt bien menées. On y croit davantage, les enjeux sont mieux posés, et la confrontation finale se laisse regarder avec plaisir.
C’est du pur divertissement années 80, dans tout ce que ça implique : humour potache, bastons chorégraphiées façon cartoon, musique funky, et zéro prise de tête. Le film évite la violence gratuite ou trop réaliste, optant pour un ton léger, presque familial, malgré les coups qui volent dans tous les sens.
On reste tout de même dans un Eastwood mineur, qui semble encore ici s’amuser plus qu’il ne s’investit réellement. Mais cette fois, le tout fonctionne un peu mieux. Pas un grand film, mais un divertissement honnête, sympathique, et typique de son époque.