Partagé.
D'un côté, la première partie nous plonge dans le quotidien angoissant d'une école militaire Kazakh, où le poids du passé soviétique se ressent sur chaque plan; une chape de plomb à travers la symbolique visuelle des affiches, statues, mais aussi l'architecture qui rappellent le pouvoir écrasant du Tsar.
Cet héritage, infuse également les esprits, à travers la novlangue classique du fascisme - terriblement d'actualité - glorifiant la toute puissance militaire, un masculinisme débridé et d'une presse au service du pouvoir.
Face à ce système, nostalgique d'un passé un peu trop fantasmé, peu de place à la nuance, à la différence de notre jeune protagoniste.
Et c'est là que le film dérape.
De sa fragilité initiale, on comprend rapidement, sans subtilité, que ce dernier bénéficie d'un pouvoir; une colère vengeresse d'un passé parsemé de violences, exécutions sommaires pour maintenir un régime à bout.
Même si certains effets restent efficaces, on n'évite aucun écueil du genre, à grand coup de spectre du passé, de possession multiple, qui parsèment une enquête inintéressante, plus que balisée ( jusqu'à nous pondre une partie des explications sur une simple recherche google, il a osé...)
Bref, le film nous perd complètement à vouloir mettre plusieurs films en un (d'où une durée indigente), il échoue à nous raconter une histoire, et la grande Histoire.
On reste sur un sentiment de gâchis, sans pour autant oublier une première partie brillante, d'une oeuvre très personnelle; d'un auteur à suivre.