La musique de jazz ok.
Le juif new-yorkais, ok.
Des personnages mélancoliques, ok.
Des quiproquos, ok.
On est bien dans un Woody Allen. Mieux, on est dans un des meilleurs films du New-Yorkais.
Eisenberg et Stewart, coeur coeur love
Tout d'abord les acteurs. Jesse Eisenberg et Kristen Stewart crèvent l'écran. Comme on avait pu avoir l"impression dans To Rome With Love, Eisenberg est fait pour incarner des personnages créés par Woody Allen. Il retranscrit cette maladresse unique aux rôles qu'incarnait précédemment le réalisateur lui-même. Dans le rôle du jeune new-yorkais perdu en arrivant à Hollywood, difficile de faire mieux. Il montre une certaine naïveté en découvrant ce nouveau monde dans lequel Vonnie (
Kristen Stewart) vit. Elle est impeccable et magnifique en jeune californienne partagée dans ces sentiments. Son regard… Le plan final…
En plus d'un casting irréprochable, la photographie est vraiment différente de ces autres films. Il a une identité visuelle propre à lui. On est dans les années 30, en Californie. Les couleurs vives et chaudes sont mises en avant. On trouve de superbes plans et les transitions entre les scènes sont toujours subtiles. Un film sublime.
Un si bon moment
Ce film montre que Woody Allen est un réalisateur toujours aussi savoureux : des répliques avec un sens unique de l'humour. un scénario où on l'imagine en train de jouer avec ses personnages, ces derniers incarnés avec brio. En sortant de la salle, on a hâte d'être l'année prochaine, de se replonger dans un fauteuil rouge, d'entendre une musique de jazz commencée, et d'admirer les interactions entre tous les personnages. Avec Café Society, Woody Allen montre encore qu’il est un grand réalisateur.