Avec Camping du Lac, Éléonore Saintagnan signe un film qui transpire la naïveté et l’envie de bien faire, ce qui lui donne un charme par moments touchant malgré un budget que l’on devine limité. Malheureusement, ces qualités sont vite étouffées par des maladresses difficiles à ignorer. La voix off, monotone et mal posée, frôle le soporifique et m’a sorti du récit au lieu de l’accompagner. Le format global évoque un “film scolaire” peu entraînant, et le scénario reste totalement inabouti, donnant une impression de creux et de flottement constant.
Au final, le projet laisse transparaître une sincérité que j’ai envie de saluer, mais il reste trop bancal pour convaincre vraiment.