Initialement, voici un résumé plus conséquent de l'œuvre :
Au retour du cimetière où il vient d'enterrer sa femme, le capitaine Blomet, est sur le point de se suicider, lorsque son valet de chambre lui fait découvrir que la défunte a eu 17 amants. Blomet entreprend de laver son honneur de différentes manières selon ses rivaux.
Ca donne pas plus envie ? ;-)
Second film d'Andrée Feix, jeune réa éphémère de l'époque aux nombreux talents et accessoirement première femme de Marcel Camus.
Autant, j'ai trouvé son premier "Il suffit d'une fois" bof, malgré son casting autant ici j'ai bien ri :-)
La pièce d'Émile Bergerat, prolixe et oublié dramaturge de la Belle époque doit être bonne à la base. Elle est adaptée ici par Henri Decoin himself (pourquoi ne l'a-t-il pas tourné lui-même ? Mystère…)
Le casting est riche et réjouissant.
Fernand Gravey (injustement oublié, c'est peut-être pas Fresnay, mais il a cinématographiquement mieux fini) tient, comme d'habitude, la route.
En mari cocu, début XXème, "idiot mais juste" (je cite), pétri d'honneur il rencontre les 17 (!) amants de sa femme (par ordre alpha), l'occasion de scènettes que je vous laisse découvrir et savourer. Les jeux de l'amour et du hasard ;-)
Juste théatreux ce qu'il faut pour tenir le truc jusqu'au bout.
C'est aussi l'occasion de recroiser Gaby Silvia, Henri Crémieux, JR Caussimon, Jacques Castelot ainsi que Suzanne Flon et Jean Carmet, tout jeunes.
Du cinéma suranné, lui-même adaptation de théâtre suranné et oublié en ce début de XXI siècle aussi incertain que netflixien.
Pour les archéologues curieux du monde ancien, une agréable possibilité de passer 90 minutes à sourire des situations et autres dialogues, bien troussés autour des mésaventures du Capitaine Blomet (qui l'a été 17 fois).
Le même truc tourné par un Anglais en forme, ça donne "Noblesse oblige".