Comme une méditation intuitive, mêlant présent et passé, journal intime inscrit dans l'histoire de la Palestine et d'Israël, Carmel mêle fiction et documentaire dans une démarche qui prend valeur de témoignage.
La guerre est omniprésente. C'est un dialogue de sourds dans l'atelier d'un garage, c'est le fils soldat, les souvenirs d'un accident qui faillit lui coûter la vie, la désorganisation d'un groupe de militaires partant en mission. Ce sont les lettres de sa mère, cette belle prose lyrique et simple.
Le film se vit comme une promenade. Le spectateur regarde, prend, reçoit. Récit d'une vie magnifiquement mis en images par la séquence finale, Carmel est aussi le regard d'un artiste humaniste, un homme qui aime, qui se souvient, qui veut comprendre.