Je ne sais pas quoi dire à propos de ce film. Mais même si je ne sais pas être verbeux et que j'apprécie Abel Ferrara depuis longtemps, et il faut bien avouer que ainsi que tout personne de talent; il est soit bon ou soit excessivement mauvais. Et en l'occurence, ce film-docu ayant pour thème le mythique hôtel situé en plein centre de Manhattan n'est certes pas sans qualités sans omettre le ton parfois acide du sulfureux réalisateur, cependant comme à l'usuel comme toute étude consacré au Chateau Marmont, au Strip, aux légendes d'Hollywood, aux clichés sex & drugs & rock 'n roll, etc., il y a des freaks et des vieilles tantes dedans avec leurs diatribes, expressions idiomatiques et formules toute faites, qui viennent y raconter leur vie formidable avec les fantômes sympas et bienvenus qu'ils ont tous aperçus un beau jour dans leur chambre: Sans doute ces gens-là pensent-ils leur avis déterminant pour la suite des événements... Enfin le fait est, que du portier au liftier, le tout a l'apparence d'un grand article de commande pour Vanity Fair, et l'on y croise aussi des récits racoleurs et peu surprenants sur la fin de certains artistes, comme d'ailleurs évidemment d'autres illustres inconnus qui n'ont que peu de rapport avec rien et tout à la fois. Ferrara oscille, penche, affabule, et semble éviter le principal pour muter en une sorte de grosse poule mondaine, pleurnicharde, et people, qui se remémore ses souvenirs, tout en nous montrant ensuite à droite le couloir secret ou est apparue la silhouette de Marylin Monroe le 14 septembre 1971 et à gauche celui de Shirley Temple près de la douche (qu'il emprunte d'ailleurs pour aller au resto.) A part Milos Forman, qui est d'ailleurs le seul à avoir l'air de s'interroger sur le bien-fondé de l'ensemble, on reste sur notre faim, car ce qui est sûr c'est que le tout est tout de même très parasité: Il est donc très logiquement peu aisé d'avoir une vision sereine de "Chelsea On the rocks" comme je suppose que tout un chacun aura deviné. Bref je ne dis pas que c'est nul, je dis qu'il faut de toute façon y aller par soi-même pour réellement se rendre compte.