Dans le sillage de "Scream" ont germés de nombreux néo-slashers, quelques ersatz étant réussis comme "Souviens-toi... l'été dernier", "Urban Legend 2" ((oui je préfère le deuxième) ou encore "Halloween H20" et puis il y a les autres... tous les autres en fait qui n'ont pas marqués les esprits. Alors il y a tout de même quelques exceptions mais dans l'ensemble, c'est très mauvais.
Et nous sommes, avec ce film réalisé par Geoffrey Wright et sorti en France, comme dans nombreux autres pays, directement en vidéo en 2004 (pour une sortie aux États-Unis en 2000), dans du slasher mal torché.
Nous suivons ici un tueur qui sévit sur un campus mais qui vise essenciellement les étudiantes vierges. Pour pallier ce massacre, les étudiants décident alors d'organiser une grosse orgie. Voilà, voilà, ion dirait une parodie, sorte de mélange entre "Scream" et "American Pie" mais pas du tout, tout ça est bien sérieux.
Bon alors malgré l'inconsistance du scénario, on peut tout de même relever le fait que le film prend à contre-pied l'un des codes phares du slasher. En effet, les victimes sont donc des vierges, caractéristique qui est normalement réservée à la final girl et est même une condition pour ne pas succomber à la lame du tueur à la morale souvent bien mormone (même si le slasher peut aussi s'interpréter comme étant une parabole des angoisses adolescentes).
Autre petite originalité (tout est relatif), le tueur est une femme ou en a du moins l'apparence (mystère, mystère...), ce qui est également plutôt rare dans le genre même si on a tendance à oublier que la mère de Jason a contribué à façonner les codes du slasher tel qu'on le connait avec le premier "Vendredi 13".
Enfin bref, malgré toutes ces petites touches de fantaisie, le film n'en est pas passionnant pour autant. Loin de là même puisque les meurtres se font rares, les dialogues et personnages sont sacrément creux et puis bon, tout tourne autour du sexe quoi. Caractéristique inhérente du genre certes mais bon, là, le film mise absolument tout là-dessus. Quitte à en oublier d'écrire une fin ne tombant pas dans le ridicule le plus complet (bah ouais mais y a une "sex party" à côté, c'est quand même plus important !).
Bref, tout ça pour dire que "Cherry Falls" rejoint la longue liste des néo-slashers ratés, sous-genre qui s'est essoufflé au bout de trois films !