Réalisateur en 2007 du remarqué "London to Brighton", Paul Andrew Williams n'avait malheureusement pas confirmé l'essai avec le soporifique "The cottage". Il s'attaque cette fois à un sujet brûlant (la délinquance juvénile), tentant de marcher sur les pas du Mikael Haneke de "Funny games".
Peine perdue car si le cinéaste sait visiblement tenir une caméra et jouer plutôt habilement avec le hors-champ, il n'émane de "Cherry Tree Lane" qu'un vide abyssal, une absence totale de tension et de prise de risque, voir même de point de vue sur une jeunesse horriblement détachée face à la violence, débouchant sur un home invasion incroyablement mou et ennuyeux, ne provoquant pas le moindre petit malaise chez le spectateur endormi.
Un sujet en or gâché par un traitement à la fois trop froid et timide, aux personnages vides de sens et dont on se contrefout royalement, dont ne retiendra finalement qu'une interprétation correcte et un plan final enfin intéressant mais pour le moins frustrant. Autant revoir "Funny games" ou encore l'inédit "The strangers", peut-être moins ambitieux mais pour le coup infiniment plus efficace.