Des trois opus, ce deuxième volet est certainement le plus faible. L’idée centrale est pourtant plutôt bonne. Mettre en scène un Jerry Lee sur la pente descendante et le comparer à un doberman qui fait équipe avec une femme autrement plus rigoureuse que Dooley annonce un double buddy-movie ne manquant pas de sel. Le film ne va cependant pas au-delà de son concept et enfile jusqu’au bout tous les clichés du genre. Il n’exploite pas la piste de la relation entre les deux chiens et se contente de miser sur le rapprochement attendu entre les deux maîtres. L’intrigue policière, de son côté, est un prétexte vraiment très faible qui ne permet pas de développer une enquête un brin soit peu intéressante.
Il reste, en conséquence, peu d’atouts à mettre en valeur sauf pour les fans de films avec des animaux. Dans ce contexte, James Belushi se trouve contraint de cabotiner encore plus que son chien et les gags principaux se résument à des situations potaches (le chien qui pète, le chien qui fornique derrière un buisson, le chien qui mord les parties, etc.). C’est dommage que tout cela soit aussi paresseux car il se dégage de l’ensemble une véritable sympathie. Jerry Lee est toujours aussi superbe et certaines scènes arrachent de sincères sourires. Divertissant mais insuffisant comme un DTV.