Film anglais avilissant de bêtise.
Je m'explique.
D'une part, le film ne donne que les "bons" rôles aux femmes. Tout ce qui est masculin est forcément pourri... (ça commence à devenir très pénible.) D'autre part, l'idée sous-jacente de la démarche idéologique de ce film consiste à incriminer un courant important de la philosophie : le nihilisme.
Mais alors que ça pourrait être subtile et... constructif (Bonjour le parcours du combattant ! Parce que le nombre de grands auteurs nihilistes est incommensurable, même s'il est vrai qu'on n'y trouve, à ma connaissance, aucune femme) , ici, c'est débile et gravement stigmatisant.
Il faut dire qu'on a affaire à des caricatures ineptes. Les Anglais semblent de moins en moins capables de subtilité. On a dans ce film affaire à un terroriste efiliste* volontairement mal incarné.(toxico psychopathe violent, immature et inculte... )
ç'aurait pu (ça a déjà été le cas dans plein d’œuvres comme par exemple "le septième sceau" ou "la grande bouffe") être le critique antagonisme à l'existentialisme décomplexé des hommes d'affaires sans foi ni loi mais ce n'est pas ce qu'on voit. On voit surtout du woman power à la con qui, matérialiste à mort, dégomme de l'homme sans compter.
On voit : "L'homme, ce problème". "Comment changer l'homme pour qu'il accepte de se complaire dans un système de merde ?"
On voit toute la bêtise humaine.
Le problème, c'est que le film veut détruire un concept philosophique sérieux. (On n'est pas chez BHL, Despentes ni Onfray là... ) C'est un concept métaphysique du point de vue masculin, jamais féminin car aucune femme n'est nihiliste ; quand elles en on marre de l'existence, ce n'est jamais pour des raisons métaphysiques, aucune femme ne trouve la nature laide.)
Donc l'efilisme est certes, une vision extrême et radicale, mais, c'est une vision contre laquelle on ne peut rien étayer de sérieux... Car la quantification des souffrances terrestres par rapports aux plaisirs terrestres est sans équivoque.
Quoi qu'il en soit, ce film prosélyte existentialiste/matérialiste n'a rien à voir avec "Piège de cristal" qui relevait bien moins du placement de produit idéologique que d'une romance d'action (et d'ailleurs en terme d'action, si avec piège de cristal, on n'y croyait moyennement, là, pas une seconde)
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L’efilisme est une philosophie antinataliste radicale, assez marginale, qui pousse certaines idées pessimistes à l’extrême.
L’idée centrale :
Pour l’efilisme, la vie est fondamentalement mauvaise parce qu’elle produit inévitablement de la souffrance.
Donc :
Créer de la vie = créer de la souffrance
La meilleure solution morale serait d’arrêter la reproduction, voire d’éteindre toute forme de vie consciente si cela pouvait se faire sans aggraver la souffrance.
D’où ça vient ?
Le terme vient de “life” à l’envers (“efil”), pour symboliser le rejet de la vie.
Le concept a surtout émergé sur des forums et plateformes en ligne (notamment via Inmendham, un vidéaste/philosophe amateur).
Il s’inspire de :
l’antinatalisme (comme chez David Benatar),
le pessimisme philosophique (Schopenhauer),
une lecture très négative de l’évolution (la vie vue comme un processus cruel et absurde).
Ce que défendent les efilistes
La nature n’est ni belle ni neutre, mais un système brutal fondé sur la compétition et la douleur.
Le plaisir ne compense jamais vraiment la souffrance.
Il vaudrait mieux ne jamais naître que d’exister dans un tel système.
Pourquoi c’est controversé
Beaucoup trouvent cette vision extrêmement nihiliste et psychologiquement dangereuse.
Elle soulève de gros problèmes éthiques (qui décide ? comment ? au nom de quoi ?).
Même parmi les antinatalistes, l’efilisme est souvent jugé trop extrême.
VHEMT – Voluntary Human Extinction Movement, en français le Mouvement pour l’extinction volontaire de l’humanité.
Mouvement qui existe réellement
fondé dans les années 1990 par Les U. Knight, un militant écologiste américain.
Principe central : l’humanité devrait cesser volontairement de se reproduire, afin de disparaître progressivement.
Motivation : mettre fin aux souffrances humaines et permettre à la biosphère de se régénérer sans l’impact de l’homme.
Sauf que... Le VHEMT ne prône ni la violence, ni le suicide, ni l’extermination active — uniquement la non-reproduction.
À ne pas confondre avec d’autres idées proches mais distinctes :
Antinatalisme : courant philosophique plus large (présent dans plusieurs pays) qui considère qu’il vaut mieux ne pas faire naître de nouveaux humains, sans viser explicitement l’extinction.
Misanthropie : attitude de rejet de l’humanité, mais pas forcément un projet idéologique structuré.