Le film s’ouvre sur le petit Adam à qui une bonne sœur raconte une histoire pour l’aider à accepter sa condition. C’était une gentille attention, mais elle aurait surtout dû être présente pour lui avant qu’il parte de cet endroit. À cause de cela, plus tard on retrouve un adulte qui croit dur comme fer à des histoires à dormir debout. Ce n’est pas un problème en soi, il a le droit d’y croire, mais ce qui me dérange, c’est son côté un peu détraqué, notamment son apparence qui lui donne un air de sociopathe.
Ensuite, il y a Caroline, une autre âme perdue et consciente de l'être. Elle manque d’amour et traîne un long palmarès de relations foireuses qui ne l’ont pas aidée à se reconstruire.
Le rapprochement entre Adam et Caroline ne se fait pas dans les meilleures circonstances. Pourtant, ce que j’ai aimé, c’est l’espace qu’il lui laisse malgré le fait de l’avoir sauvée. Il ne s’impose pas, il respecte ce qu’elle veut et attend qu’elle vienne à lui d’elle-même. Certes, sa tendance à la suivre et à entrer chez elle était problématique, mais il faut reconnaître qu’à chaque fois qu’il sentait qu’elle se rapprochait de lui, il lui disait la vérité sur ce qu’il avait fait et comment. Il lui a laissé le choix, au risque de la perdre.
Ces deux-là étaient déséquilibrés à leur manière, mais ils s’aimaient comme deux petits fous. Le film ne leur donne pas une belle issue, et même si ça sert son ton mélancolique, j’aurais aimé qu’Adam ait une meilleure vie avec Caroline, un semblant d’happy end… surtout pour son cœur.