Le scénario nous dépeint une Amérique post 11 septembre sous le vernis de laquelle tout n'est pas si propre.
Véritable film chorale, dans lequel plusieurs histoires vont plus ou moins s'imbriquer, jouant sur un multiculturalisme de façade, et un racisme qui pris dans son ensemble est ignoble , mais pris au cas par cas trouve ses racines dans des justifications, acceptables ou non. Mais plus que de jouer sur le racisme, le film démonte le principe d'antiracisme, basé sur la manipulation et l'opportunisme. Car on s'aperçoit que les personnages les plus désagréables sont les plus honnêtes dans leur ligne de conduite. On a une galerie de stéréotypes, chacun souffrant de préjugés qu'ils auto-alimentent (l'inspecteur afro-américain qui par le de sa collègue portoricaine comme d'une Mexicaine, le braqueur noir qui considère que tous les Asiatiques sont Chinois, le flic blanc qui se met à paniquer sans raison au contact d'un Afro-américain, le policier blanc en colère contre les système médical et qui reporte sa frustration contre les Afro-américains parce que la conseillère médicale est de ce type, la femme du procureur qui est en colère contre tout ce qui n'st pas de son origine, etc...).
Mais tout n'est pas perdu, nous dit le récit qui au finale n'est pas trop sombre. Le film bascule à plusieurs fois lors d'accidents (crash) et on découvre alors le bon côté de chaque personne.
On s'aperçoit alors que chacun n'est simplement qu'humain, et l'émotion n'est jamais très loin.