En effet une fin décevante qui tombe comme un cheveu sur la soupe, où une banale fraude de métro est censée être le pinacle d'un malaise sourd et sournois. Mais c'est un peu le symbole d'une certaine impuissance de la parole chez l'héroïne, qui voudrait dire des choses mais n'y arrive pas. (la scène du sauna avec sa mère) En même temps, c'est son choix de tout prendre à la légère, même un viol qu'elle aurait (peut-être) pu éviter. La frontière est floue entre consentement par dépit et refus catégorique. En tous les cas, elle ne voulait pas, c'est certain. Réaction en chaîne : avortement, rupture. Le pathos qu'elle voulait éviter la rattrape à tous les coins de rue. Ça me rappelle une de mes maximes : "c'est quand on veut trop (qui reste à définir) quelque chose qu'on n'y arrivera jamais". Apparemment, ça marche dans l'autre sens aussi. (exactement comme la Peur, qui attire tous les malheurs que l'on veut éviter)
Je n'ai pas fait attention au jeu des acteurs ni aux éléments techniques comme le montage, le film m'a tenu en haleine preuve que tout était bien, d'où cette déception sur la fin.