On m'l'a longtemps conseillé, et c'est en lançant un dimanche soir (fatigués), qu'avec mon épouse (coréenne), on a découvert cette énième confirmation du génie sud-coréen. À travers ce blockbuster survivaliste (qui pourrait s'apparenter à ces récents récits post-apo comme La Route, Walking Dead ou Squid Game), il déploie à la fois un grand spectacle et une introspection fabuleuse et essentielle des réflexes de la condition humaine, de son aspiration à la beauté par-delà les ruines et de sa propension instinctive à la survie brutale.
Reste le mystère face à un film de cette ampleur, aussi génial (dans sa mise en scène) qu'universel dans son propos, de pourquoi-comment il n'a pas trouvé le chemin des salles de cinéma françaises alors qu'il dépasse largement bien des blockbusters U.S. ?
2 éléments de réponse :
- 1/ vassalisation économique de l'industrie cinématographique française à l'offre culturelle hollywoodienne (bouchant la place à d'autres propositions étrangères (sudcoréennes en l'occurrence mais indiennes aussi))
- 2/ ethnocentrisme mal placé qui laisserait croire que le grand public français ne saurait s'identifier à ces personnages coréens (biais sociologique que démentent les succès Parasite et Squid Game).