Après la brillance stylistique et thématique de "Infernal Affairs", "Confession of Pain" déçoit. Si l'on admet le choix commercial de Lau et Mak d'associer au génie de Tony Leung (encore confirmé dans un registre nouveau pour lui) les belles gueules craquantes des sexy Takeshi Kaneshiro et Shu Qi, si l'on reconnaît l'incroyable élégance formelle du filmage (... à 360 degrés, caractéristique du polar hongkongais) et du montage (l'éclatement de la narration en un millier de sensations diffuses, extrêmement poétiques), on est finalement déçus par la faiblesse d'un thème par trop classique (la vengeance et le traumatisme infantile) et l'absence d'enjeux réels dans la relation entre les deux héros - soit un véritable gouffre par rapport au ballet abstrait de "Infernal Affairs". Le pire reste quand même la lourdeur explicative - surprenante de la part de stylistes comme Lau et Mak - de la fin, comme si les réalisateurs doutaient d'un coup de la capacité du spectateur à comprendre la finesse de leur scénario. [Critique écrite en 2007]

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le 26 avr. 2013

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