7
le 8 sept. 2017
SuivreLe Cinéma ou la Vie ?
Bien sûr, il y a, comme souvent chez Hong Sang-Soo, un effet de sidération devant le "mécanisme" construit au sein du film, cette transition culottée entre le "film dans le film" qui n'en semble pas...
J'aimerais pouvoir tarir d'éloges sur le film dans le film et l'intelligence de cela. Malheureusement, je n'ai pas bien compris cela. Je suis passé à côté visiblement. J'ai loupé le train ou celui-ci n'a pas suffisamment marqué l'arrêt sur mon quai, je ne sais pas ...
Dans la critique de François Bégaudeau dans le podcast "La gêne occasionnée", il dit :
Il s'interroge beaucoup sur son art mais pas pour faire de la branlette, de l'autoflagellation à base de "qui suis-je ?", "ou vais-je ?", "c'est quoi être un artiste ?" ou "à quoi sert l'art ?". Ce n'est pas ces questions là qu'il se pose. C'est "c'est bizarre en fait d'écrire un scénario", "il y a quelque chose qui va pas dans le caractère fondamentalement infondé d'un épisode de fiction" d'où les variations qu'il nous propose.
Contrairement à François, je trouve également que c'est de la branlette de divaguer sur l'écriture d'un scénario. Non pas que c'est inintéressant. Tout comme ce qu'est un artiste et le rôle de l'art, je trouve que c'est un sujet intéressant mais ici il ne m'intéresse pas. Comprenez que je trouve très intéressant d'avoir un thème de prédilection et d'en offrir d'infinies variation. Par exemple, en prenant l'exemple de la mélancolie, j'imagine facilement un film sur la mélancolie qui tend les bras à quelqu'un perdu dans sa vie. J'imagine une variation du thème de la mélancolie sur celle qui plutôt que de réconforter, enferme dans la dépression. Je trouve très intéressant ces variations. Mais ici, la variation est totalement fade et sans profondeur.
Le thème laissait pourtant présager quelque chose de profond : un suicide à deux. J'aurais aimé en connaître les raisons. L'absurdité poétique de rendre un amour infini via le suicide ? Il y avait mille façons de traiter ce sujet et d'en faire quelque chose d'intéressant mais rien de tout ça est abordé. J'ai seulement vu une heure et demie de scène banales et endormantes. Quel gâchis.
J'ai beaucoup de mal avec la Nouvelle Vague dont ce film est proche. Si j'en aime beaucoup le côté réaliste, sans l'esbroufe que propose bien trop souvent le cinéma, je n'en ai jamais vu un qui m'a convaincu. A force d'épure, les histoires sont sans profondeurs et ennuyantes malgré des thèmes intéressants.
Créée
le 26 mai 2021
Critique lue 278 fois
7
le 8 sept. 2017
SuivreBien sûr, il y a, comme souvent chez Hong Sang-Soo, un effet de sidération devant le "mécanisme" construit au sein du film, cette transition culottée entre le "film dans le film" qui n'en semble pas...
7
le 16 janv. 2021
SuivreLa filmographie de Hong Sang-soo est longue, très longue, alors je picore comme je le peux au fur et à mesure. Et c'est l'un de ceux que j'ai préféré de ce réalisateur, notamment parce que j'arrive à...
4
le 14 août 2011
SuivreSûrement le contexte de visionnage fait que.... Il était tard, pas trop dans mon assiette. Mais j'ai trouvé ce film d'un chiant... Je n'ai pas tout compris, surtout où le réalisateur voulait en...
4
le 9 juin 2023
SuivreBravo d'avoir abordé cette question. C'est un sujet qui n'a que peu de représentations artistiques alors qu'il concerne énormément de femmes. J'ai trouvé l'acteur très mauvais. Son rôle mal écrit...
10
le 6 sept. 2020
SuivreCe petit livre de 90 pages s’adresse à tous les militants (qu’ils soient du genre insoumis pro élections ou anarchistes abstentionnistes). Lagasnerie nous interroge sur l’efficacité de nos actions...
5
le 29 sept. 2023
SuivreImpression bizarre en fin de lecture. J'en ressors avec un petit goût amer. Un malaise. Peut-être que je n'étais pas dans une humeur à lire ce genre de texte. Même si c'est parfois très joli, j'étais...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème