Déjà dans l’opus précédant, Jackie Chan, sous l’impulsion de Stanley Tong prenant les commandes de la réalisation quittait Hong Kong pour s’offrir une aventure sur le continent chinois. Contre-attaque va plus loin puisqu’il permet à son personnage principal de voyager au-delà des frontières chinoises, le récit l’entrainant autant en Ukraine qu’en Australie. Il faut croire que la « petitesse » de Hong Kong est trop étroite pour laisser déborder l’imagination aventureuse mettant en scène Jackie Chan, s’affichant pour l’occasion en une espèce de pastiche James Bondien. On quitte indubitablement le film d’action policier pour plonger de plein pied dans le film d’espionnage. Il n’y aura pas grand-chose à rechercher dans l’histoire classique, sans réel rebondissement, loin d’être aidé par son parterre d’acteur amateur. La seule chose notable qui ressort de ce film, pâle suite lorsqu’on pense à ceux qui l’ont précédé ce sont les combats acrobatiques, les cascades ainsi que l’humour présent. Les caractéristiques du cinéma de Jackie Chan, en somme. Pour le reste, c’est très sommaire, n’offrant qu’un spectacle moyen. On y dénote d’une fausse ambition, comme si le fait de dépayser le spectateur, de le faire voyager était suffisant pour lui faire croire qu’il est devant une production se donnant les moyens de faire les choses en grands. Autant faut-il encore lui proposer une histoire où le suspense et la tension sont de mises, plus encore lorsqu’on traite d’un film d’espionnage.
Dans la saga Police Story, ce Contre-attaque est relativement accessoire, n’ayant plus grand-chose à avoir avec ce qui faisait la marque de la série. Un film qui initiait, déjà ses envies hollywoodiennes qu’il confirmera par la suite, notamment avec Who Am I ? (1998) qu’il faut rapprocher de ce film-ci, et vice versa.
(voir peloche et + : https://hongkongmovievideoclub.wordpress.com/2014/07/30/contre-attaque-1996-stanley-tong-avis/)