Dans une colonie spatiale isolée, deux contrôleurs veillent à la sécurité et au bien-être de la communauté. Ce travail passablement ennuyeux ne l'est plus lorsque des créatures extraterrestres les attaquent brusquement ...
Le cinéma de genre de certains pays sait bien souvent humaniser, et par répercussion mieux provoquer l'identification à ses personnages que certains de ses cousins ...
Après l'écriture (pour deux REC, et autres ...) et la réalisation (courts et longs métrages, il a par exemple dirigé Kevin Kostner) d'une trentaine d’œuvres, Luiso Berdejo livre ici un métrage de science-fiction d'action à sa manière, compte-tenu d'un budget possiblement limité.
Le film est très proche du huis-clos, les caméras ne sortent que passagèrement de cette salle de contrôle, les nombreuses victimes ne sont que ronds et croix sur des écrans, et la menace guère autre chose que des grognements sortis de haut-parleurs.
L'histoire ne manque pas de rythme.
Quand l'action est filmée physiquement, lors du dernier tiers du récit, elle l'est de manière très peu lisible, jusqu'à floue, et montée de façon excessivement saccadée.
L'interprétation est moyenne au mieux, ce contexte de huis-clos et une écriture pas toujours adroite n'aidant pas.
Cette femme incapable de faire entendre raison et son collègue idéaliste paraissent trop calme dans ces situations d'urgence.
Les brèves apparitions d'autres intervenants sont généralement anecdotiques.
Les décors et environnements montrent une certaine application et créent une atmosphère sombre et oppressante.
Les effets spéciaux ne sont pas toujours très heureux, vaisseaux, armes et outils divers simplement acceptables.
Les envahisseurs - quand aperçus - sont d'une invisibilité vague (à la façon d'un Predator) au rendu peu agréable.
La bande-son fait honnêtement le travail, sans excès.
La dernière partie, maladroite et improbable, pioche dans d'évidentes références et plombe quelque peu un ensemble somme toute réussi jusque là.
Dans l'urgence ...