Il y a quelques semaines, l'esprit galvanisé par la réussite et la connaissance, je découvrais la sortie de ce film français. Hélas je déchantais rapidement puisque aucun créneau n’était programmé à Tours pour le diffuser.
Grâce à nos amis des cinémas Studio, j'ai pu néanmoins m'en procurer une copie. La découverte du cinéma de Phiippe Fernandez a légèrement fait redescendre mon enthousiasme, les aminches.
Pour une fois que je regardais une bande-annonce (j'en fais la grève depuis 3 ans - meilleure idée que j'ai eue depuis 2002), j’avais été dupée par son trailer décalé. Il y a quelques mois sortait discrètement en salle Gaz de France, un film de Benoït Forgeard. Philippe Katerine alors président de la République française s’entourait d’une cohorte de français assez atypiques afin d’organiser le braintorming qui leur permettrait de sortir Paris et la France de leur marasme.
Dans Cosmodrama, il s’agit d’un vaisseau spatial lancé aux confins de l’univers. Ses passagers plongés en hibernation s’éveillent un à un et tentent de trouver une réponse à toutes leurs questions : Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’erre ? Qu’accoustiqu’ai-je ?
Dédale de couloirs, costumes estampillés 1972, servi par une photographie impeccable de lycra et autres matières synthétiques qui font suer et qui grattent, les acteurs de ce drame cosmique vont étirer des théories cosmologiques, astrophysiques et philosophiques afin de comprendre leur mission.
Si vous êtes grand lecteur de Sciences et Avenir, ça peut vous intéresser : multivers, trous noirs, autonomisation, théorie des Cordes, on est plus loin que l’illustre référence de Métal Hurlant ou Twilight zone. C’est comme si AB productions rencontrait Les HumanoÏdes associés. Ou 2001 joué par les Deschiens naïfs.
En un chapitrage en 14 parties : COSMOS 1999 (1975)
1. Condamnés
2. Réminiscences
3. La première chute
4. La femme des ondes
5. L'aide providentielle
6. Illusions cosmiques
7. L'intelligence du myxomycète (seconde chute)
8. Les filles de la cité céleste
9. Une chance sur dix puissance soixante (troisième chute)
10. La nudité
11. Le théorème de Gödel
12. Derniers râles
13. Via dolorosa
14. Le tombeau
Objet filmique non identifié, c’est presque aussi beau que du BHL. Je comprends mieux pourquoi il n’est pas sorti au cinéma ici… La recherche de l’origine de l’univers est ambitieuse et il n’est pas inintéressant de voir Ferrandez tenter la construction d’une œuvre filmosophique fondée sur la primauté de l’image et le rafraîchissement de la pensée. Mais je vous conseillerai plutôt AFTER THE DARK, sorti en 2013, sur un professeur de philo et ses élèves qu’il invite à choisir les 10 plus méritants de la classe s’ils devaient survivre cachés dans un abri puis repeupler l’espère humaine en cas de catastrophe humaine sur notre planète, dans notre monde.