De longs plans-séquences peuplés d'acteurs habités, une photo somptueuse et une musique discrète d'Howard Shore ne parviennent pas à effacer l'agacement, puis l'ennui qui sourd d'un scénario glacial fondé sur le mal-être des puissants, qui cherchent en vain une raison à leur existence et refusent le constat de leur iniquité. Sans doute parfaitement adapté d'un roman que je n'ai pas lu, et pas plus envie de lire, mais l'ensemble, s'il est parfois techniquement admirable, génère un malaise inconfortable.