Évidement, dès qu'un film ne montre pas de perversité et très peu de violence, dès qu'un film choisit de se concentrer sur des éléments positifs, un héros et des personnages simples qui évoluent positivement et parviennent à trouver des solutions (en plus collectives), une vie de village et surtout dès que le scénariste effectue l'ultime faux pas du happy end, s'il ne s'appelle pas Pagnol, il se fait massacrer par les critiques frustrées et tordues.
Les décors réels de Vaison, la villa et le site de vente de matériaux, créent une impression de réalisme. Le personnage du fils est très attachant, tiraillé entre plusieurs noeuds. Valentin Bellegarde-Chappe l'interprète à merveille quand il donne la réplique à Isabelle Nanty. Sa sincérité enrichi le jeu un peu trop burlesque, à mon goût, de l'actrice.
D'accord, le film est loin d'être un chef d'oeuvre mais je revendique le droit de détendre mon cerveau devant une fiction positive prônant la non-violence, la bienveillance, le dialogue et la solidarité ; plutôt que devant toutes les horreurs saturées de violences physiques et symboliques témoins de la putréfaction ambiante. Une oeuvre doit être évaluée au regard des moyens mis à sa disposition, de ses intentions et des résultats obtenus.
Heureux de retrouver Coline Serreau, j'ai pris du plaisir devant ce téléfilm sans prétention qui fait du bien et que je recommande !