Freddie Francis est un solide artisan qui a officié pour la Hammer ou Atticus, un excellent chef opérateur et directeur photo, qui a signé plusieurs pépites fort sympathiques du cinéma anglais d'horreur. Jack Palance lui traîne sa grande figure inquiétante dans de nombreuses productions parfois plus que douteuses. On est dans l'entre-deux pour ce film.
Le scénario est convenu, basé sur un roman qui m'est inconnu et une intrigue de magie noire qui tourne laborieusement vers le thriller urbain pas très palpitant. Jack Palance est un antiquaire au bord de la ruine, qui pense devoir sa soudaine bonne fortune à la vénération d'une obscure déité africaine, le grand Chuko. Il multiplie donc les sacrifices envers son pantin de bois et va titiller un officier de police pugnace qui va finir par le coincer.
Il y a quelques bonnes idées, quelques plans qui nous rappellent que Francis tient la caméra. Mais le tout est trop convenu, trop lisse, on dirait presque une série télévisuelle. Jack Palance ne connaît pas la retenue et surjoue un peu l'adepte inquiétant. le final tombe brutalement en 90 minutes et en sort un peu déçu. On aurait aimé ressentir l'appel de Chuko ...