Ozu n'est pas Sirk, une semi déception (sans rapport avec ses grands films)

CRÉPUSCULE À TOKYO (Tōkyō boshoku) [Ozu, Yasujiro (1957)]... Groupe, Famille, ComDram, Abandon |

Synopsis: Takako (Setsuko Hara) vient de quitter son mari pour aller vivre avec son père (Chishu Ryu) et sa jeune sœur Akiko (Ineko Arima) qui a un amoureux insaisissable, Noburo (Teiji Takahashi). Lorsqu’elle apprend que sa mère Kikuko (Isuzu Yamada) qui les a abandonnés est de retour après plusieurs années et qu’elle tient un salon de mah-jong, Takako vient lui demander de ne pas révéler son existence à sa sœur… |

Commentaires (spoiler possible): Toutes les qualités des grands films d'Ozu sont présentes mais de façon moins ambitieuse (surtout au niveau de la mise en scène, en-deçà). Le scénario est assez confus dans le 1er quart, vu le nombre de personnages à introduire en second rôle, puis bascule et devient prenant ensuite (le drame de l'abandon, du père insuffisant, du petit ami frivole, de l’avortement) tout en étant linéaire. Il reste que c'est un mélo pur jus et dans ce domaine l'Américain Douglas Sirk met Ozu dans l'ombre (par exemple le suicide camouflé d'Akiko est mal géré). Personne n'est parfait (surtout pas le présent soi-disant critique amateur. | TOT(pond.)=3.07 | Scén.=3.3 | M.Sc.=3.5 | Act.=3 | Innov.=1 | Tags: N&B, Démembrement, Père-Filles, Mariage-arrangé, Etudiants, Jeux-de-Cartes | ⊕: Mise-en-Scène (maîtrisée), Témoignage-Société-Japonaise | θ: Dérive-mélo | Anthologie : Bar-Foie-Poulpe (dialogue), Photos-Prétendants (mariage arrangé), Confrontation-Enceinte-Playboy (caméra, mer), Suicide (distancé, mais hélas avec un adieu pleurnichard) | vu en: 2023

note : toutes les (modestes) analyses, presque 3000, sont à https://www.musiquecontemporaine.info/plus-private-films-tableaugeneral.php

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le 8 sept. 2023

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