Je pense que j'ai vu le premier film Crocodile Dundee beaucoup trop tard. J'ai l'impression qu'il faisait déjà daté le jour de sa sortie, alors le découvrir près de quarante ans plus tard en 2026, vous vous doutez de la catastrophe... Le deuxième opus m'avait donné un peu d'espoir avec un scénario mieux construit et, surtout, un Mike beaucoup moins cliché et agaçant. Mais alors, s'il y a bien une chose que je comprends, c'est pourquoi ce troisième opus est autant détesté...
Une règle qui est communément admise au cinéma, c'est que le premier volet d'une saga pose les bases, le deuxième pousse le concept plus loin et le troisième est censé changer quelque chose. Un exemple qui marche bien : Retour vers le futur. Le premier film pose les bases, le deuxième va plus loin (ils changent d'époque, vont dans le passé ET le futur) et le troisième change quelque chose en allant dans le Far West. Pour Crocodile Dundee, j'ai presque l'impression qu'on aurait dû échanger le deux et le trois. Crocodile Dundee 2 avait un style et un scénario différents qui amenaient un vent de fraîcheur, les personnages avaient évolué (même si c'était parfois négativement) et ce film-là... C'est une redite gerbante du premier film, qui n'était déjà pas exceptionnel, avec un Mike qui retombe allègrement dans le cliché lourd, le message immonde avec des blagues homophobes et une vision des femmes discutable (il suffit de regarder l'institutrice de leur enfant qui a l'air d'avoir les ovaires au bord de l'implosion...). Ajoutons à ça le scénario qui est d'une nullité ahurissante puisque... Ben, il n'y en a pas, en fait. On passe juste une heure et demie à regarder Mike qui se balade dans Los Angeles et, parfois, mais alors vraiment parfois, on a sa femme qui essaie de faire avancer l'histoire...
Donc un film à oublier, et ça tombe bien, c'est globalement ce qu'on fait à la seconde où le générique de fin commence. D'ailleurs, le public semblait avoir oublié le chasseur australien, puisqu'avec un budget de 25 millions, il n'en rapportera même pas 40 et aura des retours affligeants.