Quelle claque, quelle surprise, quelle poésie, quel kif !
Curfew c’est 20 minutes de pur bonheur, un concentré de ce qui se fait de mieux dans le cinéma, une esthétique léchée, un étalonnage mené de main de maitre, une musique entraînante, des acteurs magistraux, des rebondissements surprenants, des séquences qui s’enchaînent à un rythme effréné. Véritable shot d’adrénaline, ce film nous rappelle le film de Nicolas Winding Refn "Drive", par sa bande son, ses jeux de couleurs, sa poésie, la mélancolie des personnages et la qualité du scénario.
Avec des scènes cultes remplies de vie (l’on pense directement à cette danse en plein milieu de la piste, ou encore celle des toilettes), l’on se rend compte que les petites choses de la vie ne sont pas anodines, et peuvent être libératrices : un sourire, un regard, une danse, un cri, un petit carnet de dessins.
Mêlant noirceur et espoir, jubilation et réserve, tendresse et violence, ce bijou nous enlace pour ne plus nous lâcher. Véritable drogue, l’on n’est fixé à l’écran du début à la fin, fascinés par cet homme perdu, au bord du gouffre, qui est sauvé par sa nièce trépidante et débordante de vie. On en redemande !