Sorti en 1995, Hologram Man est un patchwork de ce qui faisait recette à l'époque. L'illustration du DVD (à trouver sur internet) est un plagiat de Terminator, le fond du scénario est calqué sur Demolition Man et on y trouve tout un panaché d'éléments piochés dans d'autres films (Highlander 2, Tron, ...).
Porté par un réalisateur victime d'une passion dévorante pour les explosions, le film met en vedette Joe Lara, un acteur aux cheveux longs, hybride douteux entre un Lorenzo Lamas et un Mel Gibson. Pour lui faire face, un homme, Slash, interprété par Michael Nouri, une grosse brute avec un bouc et les cheveux longs tressés.
Après une fusillade avec des EXPLOSIONS, une scène de sexe complètement gratuite et une course-poursuite avec des EXPLOSIONS, le concept du film nous est enfin présenté.
Les criminels sont transformés en hologrammes (personnages de Tron) pour être reprogrammés et ainsi être réinsérés dans la vie active, des années plus tard.
C'est comme Demolition Man, mais avec plus de SCIENCE.
Bref, comme convenu, Slash s'enfuit en collant des patates holographiques à tout ce qui bouge et devient inarrêtable malgré des tentatives infructueuses des gardes "d'attraper l'hologramme".
C'est alors à Dekoda, le flic qui l'a autrefois capturé, qu'incombe la lourde tâche de l'arrêter à nouveau.
Tantôt hologramme, tantôt mannequin en plastique, Slash et sa bande de sidekicks nuls vont semer la terreur à Los Angeles jusqu'à ce que le budget explosion du film atteigne virtuellement le PIB d'un pays subsaharien.
Le film, dans sa grande générosité, offrira pour final un combat mou en justaucorps avec un Slash humilié qui va préférer se laisser mourir plutôt que de se déplacer de quelques centimètres.
Hologram Man a le mérite de tenter des choses pour un film de cette envergure,mais les bonnes idées sont relayées au second plan, juste après les budgets cascades et coiffeur.