Le film de maison hantée ayant le vent en poupe en ce moment grâce au succès consécutif de la série des "Paranormal activity" et de "Insidious", pourquoi ne pas, effectivement, le mélanger avec un autre genre populaire, celui de l'invasion extra-terrestre ? Si cela peut renouveler deux genres usés jusqu'à la corde, pourquoi pas ?
Enfin revenu de ses délires bondieusards (les complètement cons "Légion" et "Priest"), Scott Stewart mène plutôt bien sa barque dans les premières minutes, illustrant la banlieue américaine dans tout ce qu'elle a de plus banale et de plus rassurante, à ceci près que le cinéaste ébrèche légèrement le verni de ces classes plutôt aisées en incorporant un élément social bienvenu, celui de la crise économique.
Gangrénant insidieusement son quotidien par une touche plutôt bien dosée de fantastique, Scott Stewart ne va malheureusement pas tenir la distance, l'efficacité des premières minutes laissant rapidement le champ libre à une succession de lieux communs (le gosse qui sait forcément tout avant tout le monde) et de séquences rabâchées qui ne font frisonner plus personne.
Bien que correctement torché et interprété par des comédiens talentueux (Keri Russell en tête), "Dark skies" ne peut cacher bien longtemps le manque total d'originalité d'un script semblant avoir été écrit par un gamin de quatorze ans (une constante chez Stewart), obligé de meubler l'immense vide par des scènes d'exposition interminables jusqu'à un final en forme de beau pétard mouillé. Merde, j'y ai cru pendant un petit quart d'heure !