Il y a une franchise brute dans le cinéma d'action des années 90 que l'époque actuelle, obnubilée par les écrans verts, a complètement oubliée. En ce sens, notre examen de Daylight rappelle à quel point Rob Cohen savait filmer la tôle froissée et le béton qui s'effondre avec une énergie d'artisan besogneux.
Devant sa caméra, Sylvester Stallone ne joue plus les super-héros invincibles : il s'impose en leader usé, portant à bout de bras un casting de rescapés stéréotypés dans un huis clos poisseux et irrespirable. Pourtant, derrière la réussite indéniable des effets pyrotechniques et la gestion oppressante de l'espace confiné, le métrage cache un véritable paradoxe. L'absurdité de sa "physique hollywoodienne" soulève un compromis fascinant entre pur spectacle visuel et faillite narrative, sans parler des conditions de tournage titanesques et de ce troisième acte complètement survolté qui a failli faire dérailler toute la production. Qu'est-ce qui a véritablement sauvé le film du naufrage complet en salle de montage ?
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