Le générique de début avec la litanie des tueurs en série fait clairement l’assimilation du parcours à venir des deux garçons avec les psychopathes les plus célèbres d’Amérique qui à force d’être popularisés par les médias peuvent inspirer l’âme torturée d’adolescents en perte de repère.
Le mérite de Penelope Spheeris est de bien décrire le cheminement des deux jeunes du simple chahutage violent, qui les a mis à l’écart de la communauté étudiante vers l’expédition erratique qui se transforme en bain de sang.
Les rapports entre les deux protagonistes sont aussi très intéressant à observer. On voit nettement la différence entre celui qui souffre réellement d’une psychopathie et le pervers qui ne fait rien pour arrêter l’escalade de la violence chez son camarade.
Il me semble évident qu' une lecture gay du film est assez pertinente : l'homosexualité et l'homoérotisme se manifestent à travers un sous-texte sombre :
D’ abord l’homophobie interne d’un des deux personnages : Si Bo (Maxwell Caulfield) s'intéresse aux filles de manière classique, mais Roy (Charlie Sheen) montre un rejet total des femmes et une frustration profonde par sentiments non résolus ou refoulés envers son ami.
Ensuite le comportement ultra-violent de Roy s'intensifie lorsqu'il observe Bo avoir des relations avec une femme ce qui s’explique par sa jalousie destructrice.
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