Trompé par une affiche en caractères cyrilliques, je me suis lancé à l'aveuglette dans Death Valley avec l'espoir de voir un film d'horreur Russe. Je me doutais bien que ce serait un direct-to-DVD un peu pourri avec des monstres en latex, mais j'espérais au moins que ça parlerait une langue un peu plus sexy que l'Anglais.


Death Valley n'est donc pas Russe, mais c'est bien un direct-to-DVD pourri, avec tout ce que ça implique : un petit budget et assez peu de talent. L'histoire est digne de Resident Evil, avec une bande de mercenaires venus sauver la seule survivante d'un centre scientifique caché dans un bunker de la guerre froide. Les acteurs semi-professionnels qui font ce qu'ils peuvent dans ce merdier mais malgré quelques répliques rigolotes, c'est assez indigent et le film n'a pas grand chose à dire. C'est particulièrement du côté des antagonistes que ça se gâte méchamment, car les duo de héros est relativement sympathique.


Mais le vrai problème, c'est peut-être justement d'avoir ces deux héros sympathiques plutôt qu'un groupe un peu plus touffu dans lequel le script aurait pu tailler pour faire monter l'horreur et la tension dramatique. Au lieu de ça, les deux soldats cabotinent gentiment dans de jolis décors correctement filmés, mais je n'ai jamais vraiment eu peur pour eux. Le film essaye très fort d'instaurer un climat d'horreur et de danger sans jamais y parvenir.


Le début façon film de guerre est encore relativement haletant, mais dès qu'on met les pieds dans le bunker, la tension retombe complètement et le film ne parvient ni à faire peur ni à déranger. Il ne parvient même pas à faire sursauter, et les apparitions du monstre font plus sourire qu'autre chose car il a souvent l'air pataud et inoffensif.


La créature a beau ressembler à un cosplay du Licker de Resident Evil, le film ne manque pas de moyens et la réal est loin d'être aussi mauvaise que dans un Uwe Boll ou un Paul WS Anderson (je mets la barre assez bas pour ce genre de production). En revanche, aucun des acteurs n'a vraiment l'air d'y croire et personne ne gagnera d'oscar pour les dialogues.


Le film s'offre quand même un vague twist scénaristique que je n'ai pas vu venir car j'étais depuis longtemps en état de mort cérébrale, et que j'ai regardé la seconde moitié en accéléré. Parce que ça a beau être con et mauvais, c'est pas très drôle à regarder.

Ezhaac
3
Écrit par

Créée

le 7 janv. 2022

Critique lue 1.3K fois

Ezhaac

Écrit par

Critique lue 1.3K fois

3
1

D'autres avis sur Death Valley

Death Valley

Death Valley

3

MichaelOudin

1478 critiques

Plagiat de resident evil

Film d’horreur / action canadien réalisé en 2021.Sans se fatiguer les méninges, l’histoire reprend le concept de resident evil.Malheureusement pour nous sans aucune originalité.D’autant que resident...

le 28 août 2023

Death Valley

Death Valley

1

Professeur-Rico

1775 critiques

N'y allez pas c'est mortel... d'ennui.

Pas merci les recommandations de Prime pour ce film de couloirs insipide et bavard où des mercenaires têtes à claque errent dans une base secrète où rode un monstre au moins pas trop mal fait c'est...

le 26 déc. 2022

Death Valley

Death Valley

Valley Chiotte

Vraiment à éviter.. ennui total devant ce film.

le 4 oct. 2022

Du même critique

Martyrs

Martyrs

9

Ezhaac

886 critiques

Expérience traumatique

Peu de films ont su me retourner comme l'a fait Martyrs. Je vais éluder le débat stérile sur la légitimité du thème de la torture au cinéma et partir du postulat que la vocation première du film...

le 22 juin 2010

Chernobyl

Chernobyl

5

Ezhaac

886 critiques

Le Prix du Mensonge

Noter Chernobyl est le grand écart le plus déchirant que j'ai fait sur ce site. En tant qu’oeuvre cinématographique, je lui donnerais un solide 9, mais pour son discours et ses implications...

le 28 mai 2021

Sweeney Todd - Le Diabolique Barbier de Fleet Street

Sweeney Todd - Le Diabolique Barbier de Fleet Street

4

Ezhaac

886 critiques

I feeeeeeeeel you, Johaaaaaanaaaaaaaaaa !!

Avec une photo gothique à souhait et un Johnny Depp qui fait peur, le film partait plutôt bien, d'autant qu'une fable romantique sur le cannibalisme n'était pas pour me déplaire, sur le papier. Mais...

le 30 sept. 2010