Deep end est la deuxième œuvre que je regarde de skolimowsky, toujours très bien géré avec une profondeur toujours sans pareil.
Dans ce film où on suit un jeune personnage en proie à des pulsions sexuelles pour sa collègue de travail plus âgé que lui, on est surtout décontenancé par la cruauté du monde qu’il dépeint.
Cette jeune fille que notre protagoniste aimerait séduire, a une vie ma fois plutôt compliqué, elle perd ses parents, elle doit travailler pour s’en sortir, jusqu’à pratiquer des métiers dans le monde de la nuit etc…
Ce que dépeint le réalisateur c’est cette tendance qu’ont j’imagine tout les hommes à vouloir posséder le corps de la femme, ne pas vouloir qu’un homme puisse avoir le dessus sur leur propre sexualité, ce qui viendrait remettre en cause leur propre égo.
Et surtout ce qui est stupéfiant c’est la façon dans laquelle le réalisateur arrive à banaliser le harcèlement sexuel par le postulat d’un jeune homme qui ne saurait pas trop de quoi il retourne de chacun de ses actes.
En réalité le protagoniste malgré son jeune âge, est un prédateur, et dans ce monde entourant cette jeune femme, il n’y a en réalité que des hommes qui cherchent à la posséder jusqu’à des bagarres pour posséder une photo (pancarte) d’elle.
La véritable protagoniste c’est cette jeune fille qui subit les pires atrocités en les banalisant, sa mort n’est simplement que le fruit du monde qui l’entoure, un monde masculin, cruel, et dénué de sensibilité et de tact pour ce qu’elle ressent elle…