Delta Force
4.2
Delta Force

Film de Menahem Golan (1986)

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On déconne pas avec Menahem Golan et Chuck Norris. C'est une vérité, tous ceux qui ont vu débarquer Delta Force en l'an de grâce 1986 le savent, ces mecs ne font pas dans la dentelle.
Sorti de la manchette de ce cher Golan et de son impétueuse société Cannon, le film déboula un an tout pile après l'actionner reagannien Rambo 2 de George Pan Costamos. Hasard? Hommage? Homologue israélite? Que nenni, nous nous trouvons ici devant un bon gros Rip Off des familles.

S'ouvrant sur un thème bien lourd et guerrier (Alan Silvestri, avant Predator), Delta Force démarre assez bien en nous présentant l'équipe titre menée par le moustachu Chuck et le vétéran Lee Marvin rentrant de mission. On l'aura compris, aucune parcelle d'originalité ni d'écart ici, le film se calquera avec bonne humeur sur le classique avec Stallone. Pourtant, Golan fera une rupture dès cette introduction en passant sur la prise d'otage d'un avion remplis de gentils passagers (des religieuses, une femme enceinte, des retraités) par de méchants palestiniens (excellent Robert Forster, attifé comme il faut). Assez efficace, ce morceau n'en dégrossit pas moins les enjeux à base de caricatures comme on en fait plus. Du fameux "il y a des Israélites dans l'avion", en passant par l'hôtesse de l'air allemande devant choisir (dans une séquence dramatique hilarante) lesquels des passagers sont juifs, à la petite fille donnant sa poupée moche à son père avant qu'il ne soit mis à part par les décidément très antipathiques palestiniens; le sérieux n'est bel et bien pas de la partie.

Dès lors, le potentiel nanaresque du film augmente à chaque seconde. Sans temps mort, et avec un goût désopilant pour le n'importe nawak, Golan enchaine avec punch un climax de près de 45 minutes où notre impassible Chuck (plus ou moins aidé de son équipe, il est vrai) vient à bout des félons. Dans un maelstrom d'explosions, du gunfights au lance roquette, ou à motos customisées façon Mad Max 2 et de héros forçant la connivence avec le spectateur, à base de clins d'œil et autres discours pour la liberté récités face caméra. Du gras comme on aime, dont il est quasiment impossible de ne pas ressortir avec un sourire aux lèvres. Comme le poster culte du film dit sans mentir :" ils combattent la haine par passion pour la vie". Menahem, tu te foutais pas nous et tu y allais comme il fallait, sans délicatesse mais avec flegme.

vincenzo1487
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le 22 oct. 2023

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