D'un point de vue cinématographique pur, ce film n'apporte pas grand chose et reste très scolaire. Pas forcément ennuyant, mais rien à dire. D'un point de vue du sujet traité, l'autisme au féminin, le film est très intéressant parce qu'il aborde simplement, mais de façon réaliste, ce que vivent beaucoup de femmes autistes : le masking (aka la capacité pour une personne autiste de s'adapter à la société en cachant ses traits autistiques) est tel qu'elles se perdent elles-mêmes, ne comprenant pas pourquoi elles ne sont pas tout à fait comme les autres, mais pas assez différentes pour être reconnues comme autistes par la société.
Trop souvent sous-représentées, que ça soit dans le domaine médicale ou la culture populaire, voir des représentations crédibles et réalistes de femmes autistiques fait du bien ; là où Rain Man a façonné un stéréotype erroné de l'autisme - masculin, mathématique, génie mutique- dans la conscience populaire pendant des décennies, avoir de nouvelles représentations permet de mieux éduquer sur ce trouble spectral, qui touche tout de même une personne sur cent en France.