Comme souvent Ferreri "ensalade" le passé, le présent, le futur et la fiction.
Multipliant les références symboliques.
Ici un ingénieux ingénieur trouve, enfin, la formule permettant à l'humain de survivre en chambre à gaz.
Bravo Léo! mais immédiatement son directeur de projet l'oriente vers la normalisation de l'humain augmenté par diminution de ses libertés.
Du coup il rentre chez lui dans sa toute petite voiture, dans sa toute petite maison. Au rez de chaussé sont ses références, ses livres, ses souvenirs, ses ustensiles qui lui permettent de cuisiner sa vie de prétentieux ingénieur.
A l'étage, dans une vaste chambre, dans un vaste lit est, lascive et chaudement lente, sa maîtresse ou femme. (pour info, c'est Anita Pallenberg, a savoir l'égérie, la muse, des Rolling Stones, ce qui en 1969, n'est pas un hasardeux détail). Elle est tout à fait prête à gober des poissons pour les libérer de leur aquarium, mais lui préfère lui donner des somnifères.
Il va ensuite s'occuper de son petit lui même, dans son petit empire vaniteux, de ses recettes et de ses certitudes passées. Dilliger meurt à cet instant.
Puis la "cuisination", la recette du flingue "ensaladé" formule précise du temps passé à tuer. Juste un costume de clown et le tour est joué!
Puis, enfin embarqué vers le rien, encadré par deux solides matelots, aller se faire??? une mousse au chocolat! sur ordre d'une sylphide gamine à pubis proéminent.
Un grand Ferreri, un très grand Ferreri.