Bonjour et bienvenue sur ma critique de Dirty Dancing, un film qui donne envie de rouler des fesses en chantant la carioca.
Aaaaaaah, Dirty Dancing… Un film qui a marqué toute une génération et qui, des décennies plus tard, continue de faire danser les salons, les mariages et probablement quelques voisins qui n’avaient pourtant rien demandé. Sorti en 1987, le film de Emile Ardolino réunit Patrick Swayze et Jennifer Grey dans une histoire d’amour, de danse et de découverte de soi. Et soyons honnêtes : aujourd’hui, le film possède un petit côté kitsch absolument délicieux… mais c’est justement ce qui fait tout son charme !
L’histoire nous emmène durant l’été 1963 (enfin c'est un peu compliqué cette année pour ce film, on sait pas trop en fait). Frances, surnommée « Bébé », passe ses vacances avec sa famille dans une station touristique. Elle va rapidement faire la connaissance de Johnny Castle, professeur de danse au tempérament plutôt rebelle. Évidemment, entre les deux, ça va danser… beaucoup danser. Et pas exactement sur du Michel Sardou.
Ce qui est génial avec Dirty Dancing, c’est qu’il ne fait jamais semblant d’être autre chose que ce qu’il est. Les tenues, les coiffures, les décors, les dialogues parfois très sérieux et les regards langoureux : tout respire les années 80 essayant de raconter les années 60.
Mais au lieu de nous faire fuir, ce côté kitsch participe pleinement au plaisir du film.
Mais évidemment, impossible de parler de Dirty Dancing sans parler de ses scènes de danse. Le film a véritablement marqué la culture populaire avec ses chorégraphies sensuelles et son fameux porté.
Certaines scènes sont devenues tellement célèbres qu'il suffit de reproduire deux mouvements de bras pour que tout le monde comprenne immédiatement la référence. Et là, attention : dans la vraie vie, le porté final est fortement déconseillé si vous avez passé la quarantaine, trois apéros ou si votre rockeur mesure 30 kilos de moins que vous.
Parce que oui, Dirty Dancing a donné envie à des millions de personnes de devenir danseurs… alors qu'en réalité, beaucoup d'entre nous sont davantage capables de se prendre les pieds dans le tapis que de réaliser une chorégraphie de Patrick Swayze.
Et puis arrive LA scène. Celle que tout le monde attend.
Après toutes les tensions, les conflits et les répétitions, Johnny revient pour le grand final. La musique démarre, les regards se croisent et le couple s'élance dans cette chorégraphie devenue mythique.
Et bien sûr, il y a le porté.
Ce moment est devenu tellement culte qu'il est désormais impossible de voir quelqu'un courir vers une scène sans se demander s'il ne va pas tenter un Dirty Dancing. Le problème, c'est que Patrick Swayze était danseur, acteur et véritablement entraîné. Nous, en revanche, on a généralement appris à danser lors d'une soirée de mariage après deux coupes de champagne.
Malgré son côté parfois très kitsch, Dirty Dancing fonctionne encore parfaitement parce qu'il possède une sincérité désarmante. Il parle d'amour, de différence sociale, d'émancipation et de passage à l'âge adulte, tout en nous offrant une bande originale exceptionnelle et des scènes de danse inoubliables.
Alors oui, aujourd'hui, certaines coiffures nous font sourire, certains dialogues ont pris un petit coup de vieux et certaines situations semblent parfois sortir tout droit d'un téléfilm romantique du dimanche après-midi.
Mais on aime ça, c'est l'essentiel
la bise