Disconnect est un film si honteux que Sens Critique n'avait pas de fiche à son sujet. Les pages Wikipedia des acteurs et du réalisateur ne font même pas mention de cette... œuvre.
Il est toutefois vivement conseillé de voir ce cas d'école de toutes les erreurs à ne pas commettre lorsque vous tournez un film. Tout est raté ici, du jeu d'acteur robotique au regard perdu on ne sait où à la mise en scène proche du téléfilm du dimanche après-midi.
Dès les premières minutes, le ton est donné : après l'enterrement de sa mère, Halley reste seule avec une amie sous la pluie qui vient tout juste de démarrer (cimetière = pluie, jusque là la logique est respectée). En arrière-plan, on aperçoit 2 gars en tee-shirt, appuyés sur une voiture, les bras croisés... sans la moindre goutte de pluie ! Le résultat est hilarant, l'amateurisme maximal, les dialogues font de la peine, les personnages sont plus plats qu'une crêpe bretonne, le déluge de violon vous fera haïr cet instrument et le rythme général est proche de l'électrocardiogramme d'un .octogénaire en phase terminale. À moins que le réalisateur Robin Christian ait voulu créer un guide de tout ce qu'il ne faut pas faire au cinéma, auquel cas c'est une réussite.
Courage au spectateur qui ira jusqu'au bout, car après 15 minutes de grand n'importe quoi, la lassitude s'installe vite et l'on a déjà perdu toute envie d'en savoir plus.
Acteurs et réalisateur semblent chercher à cacher l'existence de cette chose, mais il est du devoir de mémoire de la partager, pour que plus jamais une telle horreur ne se produise.