"Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit" "Amen !"

Comme son compatriote Sergio Leone, Sergio Corbucci a lui aussi influencé le cinéma et plus particulièrement le genre des westerns.

Et justement, l'un de ses films qui a le plus influencé n'est autre que son « Django » qu'il a réalisé en 1966. Ce film a eu beaucoup de succès et de nombreux autres westerns ont tenté de surfer sur la vague de ce succès en reprenant dans leur titre le nom de Django. Mais tout le monde ne s'appelle pas Sergio. D'ailleurs, il semblerait qu'il fallait s'appeler ainsi dans les années 60/70 pour sortir des westerns (spaghetti bien sûr) percutants.
Pour en revenir à ce qui nous intéresse, « Django » retrace l'histoire de Django (on s'y attendait un peu en même temps) de son arrivée dans une petite ville fantôme jusqu'à son départ, sur pied ou dans un cercueil. Le cercueil justement, parlons-en ! Django transporte avec lui pendant une bonne partie du film un cercueil dont on ignorera pendant un temps ce qui s'y cache. Ce cercueil devient rapidement un personnage à part entière du film, il est à la fois intriguant et plein de surprise. Bon, bien sûr, il n'a pas beaucoup de temps de parole mais c'est là toute la force de ce film. Sergio Corbucci est parvenu à rendre vivant un cercueil (fallait le faire quand même !) grâce à sa mise en scène où il n'hésite pas à donner plus d'importance à une boite qu'à ses acteurs.
Les acteurs justement, parlons-en ! Tous sont convenables mais il y en a un qui attire toute l'attention. Cet acteur est Franco Nero, c'est lui qui joue Django et il est épatant de charisme ainsi que de confiance en lui. Il fait un peu penser à un mélange entre Terrence Hill et Clint Eastwood, autant physiquement et dans son jeu d'acteur, vous ne trouvez pas ? En tout cas, il est parfait dans son rôle , tout comme la BO.
La BO justement, parlons-en (que de transitions aujourd'hui !) ! Composée par Luis Bacalov, elle accompagne ce western spaghetti avec tous les épices qu'il faut. Elle conclut la scène finale (et donc le film) qui est de toute beauté. Ce n'est pas pour rien si Tarantino la reprendra dans son « Django Unchained » (excellente idée qu'il a eu d'ailleurs le grand Quentin).

Longtemps considéré comme le plus violent de tous les westerns (spaghetti à la bolognaise alors - jeu de mot facile), « Django » est un très bon représentant du genre.
Chuck_Carrey
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le 16 juin 2014

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