Do Not Enter
3.8
Do Not Enter

Film de Mark Klasfeld (2026)

« Faut faire quoi pour que la chaîne cartonne ? Du porno ? »

Oublie. Je montre pas mes seins

Une confrérie d’explorateurs urbains s’aventure à sonder les arcanes d’un hôtel vétuste et déserté, où ils se heurtent à une entité surnaturelle énigmatique, tout en rivalisant avec une faction concurrente lancée sur la piste d’un trésor légendaire dissimulé en ces lieux.

On s’en bat les couilles d’Instagram

Prolégomènes d’une désillusion cinématographique

Dès les premiers instants, Do Not Enter se présente avec des atours prometteurs, mais ne tarde point à révéler une indigence dramaturgique affligeante, où chaque péripétie, laborieusement amenée, se laisse deviner avec une aisance presque insultante pour l’entendement le plus indulgent. Tout y paraît d’une platitude morne, comme si l’intrigue, privée d’impulsion véritable, s’abîmait dans une succession d’évidences sans relief ni surprise.


D’une galerie de personnages insupportablement factices

Le groupe de vidéastes numériques, censément vecteur d’identification, se distingue par une superficialité irritante, frisant la caricature la plus outrée. Obsédés de manière quasi maladive par la quête de popularité virtuelle, ces figures inconsistantes suscitent moins la sympathie que l’agacement le plus vif. Lorsqu’un péril les menace, l’indifférence du spectateur s’impose avec une évidence cruelle, tant ces êtres semblent réduits à de vains pantins agités par des préoccupations dérisoires comme le nombre de vues sous leurs vidéos.


D’un amalgame tonal des plus malencontreux

L’œuvre s’enlise dans une indécision fâcheuse, oscillant sans grâce entre une bouffonnerie involontaire, un affrontement grotesque avec un clan rival aux allures de pantomime outrée, et des prétentions horrifiques qui ne parviennent jamais à s’imposer. Ce mélange discordant engendre une impression de désordre continuel, comme si le récit, incapable de choisir sa voie, s’égarait dans un entrelacs confus d’intentions contradictoires.


De l’épuisement né de l’insignifiance

À mesure que l’histoire progresse, une lassitude profonde s’installe, engendrée par une absence criante de tension dramatique. L’ennui, tel un voile pesant, recouvre l’ensemble de l’entreprise, transformant l’expérience en une épreuve d’endurance plus qu’en un divertissement digne de ce nom.


De la déchéance d’une créature prometteuse

Quant à l’entité monstrueuse, dont l’apparition initiale pouvait susciter une appréhension légitime, elle se voit inexorablement dégradée par une surexposition maladroite. Ce qui relevait d’une inquiétante étrangeté sombre bientôt dans un ridicule risible, annihilant toute velléité d’effroi durable.


Éloge d’un décor paradoxalement magistral

Il serait néanmoins injuste de taire l’unique mérite éclatant de cette production : le cadre du Paragon Hotel. Tourné en Bulgarie, au cœur de sites historiques authentiques et de galeries minières profondément enfouies, le film bénéficie d’un environnement d’une saisissante puissance visuelle. Ces lieux, à la fois oppressants et magnifiquement captés, instaurent une atmosphère confinée d’une efficacité remarquable, offrant à l’œil du spectateur un spectacle d’une indéniable beauté plastique — rare éclat dans un ensemble autrement défaillant.


Trilaw
3
Écrit par

Créée

le 3 avr. 2026

Critique lue 52 fois

Trilaw

Écrit par

Critique lue 52 fois

2

D'autres avis sur Do Not Enter

Do Not Enter

Do Not Enter

3

Xander

1 critique

SKIP

N'est pas REC qui veut.Un Scooby Gang mais sans le chien qui vient avec. Un mystérieux hôtel au sombre passé et à la lumière bleu pâle. Un trésor qui ne demande qu'à être dérobé. Un monstre tout...

le 21 mars 2026

Do Not Enter

Do Not Enter

3

Oskad

156 critiques

Une porte ouverte sur le vide

Une porte ouverte sur le videOn pouvait espérer une belle surprise avec *Do Not Enter*, mais le résultat final s'avère malheureusement bien terne, laissant une impression persistante de film sans...

il y a 4 jours

Do Not Enter

Do Not Enter

3

Cellophane

2090 critiques

Critique de Do Not Enter par Cellophane

Le début était un peu mou mais sympa.Urbex un peu sombre, humour.La décision d’aller visiter un hôtel à la Shining, pourquoi pas…Bon, le truc est géant, abandonné, pas détruit, accessible… mais...

le 24 mars 2026

Du même critique

Simone - Le voyage du siècle

Simone - Le voyage du siècle

9

Trilaw

1900 critiques

« Bientôt s’éteindra cette génération qui ne devait pas survivre »

Le film est farouchement et profondément féministe mais quoi de plus normal pour un métrage dédié à une femme extraordinaire qui a permis que l’un des droits les plus élémentaires pour elles, même si...

le 24 nov. 2022

Avatar - La Voie de l'eau

Avatar - La Voie de l'eau

5

Trilaw

1900 critiques

« On ne congèle pas les bébés »

Treize ans de longues années d’attente patiente pour un résultat aussi famélique. Commençons par la fameuse 3D, je me souviens d’un temps où les lunettes 3D étaient devenues un outil indispensable...

le 16 déc. 2022

Daaaaaalí !

Daaaaaalí !

5

Trilaw

1900 critiques

« Il pleut des chiens morts »

Une journaliste doit réaliser une entrevue avec Salvador Dali.Qui était assez surréaliste à l’instar de l’art du peintre pour réaliser un métrage sur le maître, si ce n’est Quentin Dupieux qu’on...

le 7 févr. 2024