Nous sommes en 1964 et mon master of ciné sévit encore.
Il nous réalise ce film complètement sombre, noir, pessimiste mais tellement drôle ( si on aime l"humour noir) avec son Docteur Folamour.
Et avec mon master of ciné, j'ai un de mes acteurs préférés, un monstre du comique absurde, Peter Sellers.
Ce duo avec une sublime distribution nous livre une comédie acide, et surtout une réflexion sur notre beau monde moderne.
Mon titre veut bien dire ce qu'il veut dire.
Nous mettons un président russe et un américain en 2025 et oh surprise voilà un film totalement actuel.
Kubrick a toujours eu ce coté visionnaire, il a toujours eu une réflexion très noire sur notre monde.
Docteur Folamour c'est tout cela, avec un festival de scènes complètement lunaires, d'un sarcasme et d'une violence inouïe.
L'histoire c'est un peu l'histoire de notre monde avec ses fous au pouvoir qui peuvent à tout moment décider la vie ou la mort de notre planète.
Pour animer cette joyeuse mascarade de destruction massive, Peter Sellers ce met en trois et non en 4.
Et il est génial, son numéro de chercheur fou amateur d'Hitler est un must.
Mais que dire de sa passe d'armes avec Dimitri le président russe au téléphone.
C'est jubilatoire mais ça fait froid dans le dos.
Du cinéma diablement intelligent, du cinéma qui fait peur, car il est juste une photographie de tout ce que l'on vit actuellement, et pourtant il date de 1964 !
Peter Sellers est aussi le gars qui essaye de trouve les codes de désarmement et là aussi c'est jouissif.
Ce film est en fait une vaste plaisanterie, une vaste humiliation de notre humanité.
Quand je parle de cinéma intelligent, je ne parle pas d'un cinéma qui veut m'en mettre pleins les mirettes.
Non c'est juste du cinéma ou on nous demande de réfléchir et de nous mettre avec tout ses chef d'état autour de cette immense table ronde.
Là ou notre destin se décide.
Cette table est aussi culte que la scène ou Chaplin joue avec le globe et celui ci éclate dans le dictateur.
Tiens étrange comparaison avec encore un génie qui a su nous faire comprendre combien notre monde était dingue.
Une image, avec King Kong ( pas le gorille) qui à coup de yeahhhh chevauche la bombe atomique.
Film à voir, car déjà c'est indispensable pour sa culture personnelle, et aussi car Kubrick est un réalisateur hors norme, complètement fou, avec une filmographie d'une petite vingtaine de films, mais tous à voir, car tous provoquent quelque chose.
Et c'est aussi ça le plaisir du cinoche.
Pour Docteur Folamour, c'est un plaisir SM, entre rire et souffrance.
Avant l'explosion fatale, ou finale, We'll Meet Again, !