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Selon l'affiche, Don't Breathe est "Le meilleur film d'horreur américain des 20 dernières années", la personne affirmant cela n'a surement jamais vu de film de ce genre, dont celui-ci. Car ce n'est pas un film d'horreur, où alors dès qu'il y a un peu de sang, on peut qualifier un long-métrage avec ce terme. C'est un home invasion, devenant un huis-clos tournant à la farce grand-guignolesque.


Après son premier film; le remake de Evil Dead; le réalisateur Fede Alvarez retrouve son mentor Sam Raimi à la production pour un nouveau film de genre. Don't Breathe est une sorte de remake du Sous-sol de la peur de Wes Craven, dont le propriétaire est un ancien militaire devenu aveugle. Une cible a priori facile, pour les trois jeunes apprentis cambrioleurs rêvant de quitter la grisaille de Detroit pour le soleil californien. Mais leur plan avec plein de failles, ne va pas se dérouler comme prévu.


Le film débute sur un homme traînant une jeune femme blonde par les cheveux en plein milieu d'une route et de jour. Un choix très discutable, tant cela fait un peu spoiler. On attend ce moment avec impatience, vu que cela voudra dire que l'histoire touche à sa fin. Pourtant, le plan est réussi, cela nous met en condition pour la suite, même si Money est sa connerie calme un peu le délire.


On découvre ces trois jeunes crétins en plein cambriolage, avec le champion Money (Daniel Zovatto) urinant dans le salon, puis se masturbant.... on sent déjà qu'il y a du niveau. Rocky (Jane Levy) a un prénom pas facile et pour ne rien arranger, elle a une fille qu'elle prénomme Diddy, comme ça, elle se sent moins conne avec le sien, maligne.... En même temps, elle sort avec cet abruti de Money et sa fille veut faire du surf à Detroit, tout va bien.... Heureusement, Alex (Dylan Minnette) est un garçon sensible et équilibré, amoureux de Rocky et il en souffre secrètement, trop triste. Ce triangle amoureux pense avoir trouver la cible idéale avec l'aveugle (Stephen Lang), sauf qu'en fait, c'est Daredevil Senior et son chien est le descendant de Cujo, pas de chance.


La maison de l'aveugle se situe dans une banlieue dévastée de Detroit, dont il est le dernier résident. Il est resté vivre dans ce coin lugubre, malgré les 300 000$ obtenu après le décès de sa fille. Un choix semblant logique, il ne veut pas partir de cet endroit où elle a grandi. Au contraire, les trois cambrioleurs s'attaquent à sa demeure sans un plan, ni en se demandant si une telle somme ne serait pas au fin fond d'un coffre-fort..... Ils sont armés d'un pied de biche et quand ils pénètrent dans la maison, ils retirent leurs chaussures. Non mais sérieusement, vous connaissez un cambrioleur qui enlève ses chaussures et après, il fait le ménage et la vaisselle en partant ? Pas étonnant que cela parte vite en sucette.... C'est un choix très discutable parmi tant d'autres, au milieu de multiples incohérences.


L'introduction dans la maison des ténèbres est une réussite. Fede Alvarez se fait plaisir avec un plan séquence suivant ses trois protagonistes découvrant l'intérieur de cette immense demeure. Il nous montre des lieux et objets qui vont avoir leur importance par la suite. Tout cela semble ingénieux, mais on va vite déchanter avec sa propension a utilisé des rouages maintes fois vus et revus. Le rottweiler est l'effet jump-scare du récit. Tel Cujo, il saute à la vitre de la voiture, la bave aux lèvres et pas qu'une seule fois, car on est aussi dans la répétition. L'aveugle va étrangler par trois fois le même personnage, alors que cela ne semble pas très efficace. D'ailleurs, il ne semble pas avoir développer ses autres sens et ne devine pas la présence des cambrioleurs, même en leur passant à côté. Pourtant, il est chez lui donc il devrait être interpellé par les nouvelles odeurs s'invitant dans sa maison. Ces jeunes n'utilisent peut-être pas de parfum, déo ou savon, mais même dans ce cas, ils ont bien une odeur corporelle, non ? Bref, ce genre de détail a son importance, vu que le son de l'alarme le déstabilise au bon moment. Car on a aussi droit au revolver à court de munitions, pile quand il ne faut pas, où le portable qui n'a plus de batterie, voir qui se fait dessouder par la balle d'un aveugle, un sacré coup de chance.... et on va avoir droit à tout le catalogue du truc qui arrive pas au meilleur moment. On a aussi une petite surprise, elle est plutôt pas mal, mais la suite est peu ragoutante et donne le fou rire, tant cela en devient ridicule.....


Le film est un surprenant succès aux states. Il avait de bonnes critiques et j'avais envie de me régaler devant les mésaventures de ces trois cambrioleurs face à l'aveugle. Mais c'est un recyclage de plus, n'offrant rien de bien intéressant. Cela en devient même navrant dans la dernière demi-heure et je n'ai toujours pas eu un film d'épouvante correct en cette année 2016, cela me désespère.

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le 6 oct. 2016

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Laurent Doe

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