Un home invasion bien poisseux, avec ce petit côté underground qu’on aime pour les fans de séries B des années 80.
Le gros point noir, c’est la musique qui est complètement à côté de la plaque. Je pense que c’était un choix voulu mais qui ne fonctionne vraiment pas. On se croirait dans une romance dramatique et non un thriller et on sort plusieurs fois de l’intrigue à cause de ça… mais à chaque fois rattrapé par son scénario simpliste.
En dehors de ça, le film tire légèrement en longueur pour nous livrer un final assez satisfaisant tout en étant quand même bizarre dans les réactions de notre protagoniste. Le harceleur est un raté qui se fait sans arrêt maltraiter et ça en devient drôle. On aime voir ce pervers se faire torturer et on est fasciné par sa capacité de ne pas dévier de son objectif initial alors que c’est un incapable juste bon à menacer à distance.
La mise en scène tente quelques expérimentations qui ne sont pas forcément très réussies, mais rien de grave.
Et puis, même si c’est trop sage sur les 3/4 du film, on a du gore bien cracra sur la fin.
C’est donc correct et pas trop mal rythmé. Du bis avec ses défauts auxquels il faudra faire abstraction pour ne pas décrocher.