Depuis quelques temps, la chaîne franco-allemande, Arte, programme des films le vendredi soir, à regarder si la fuite des prime time de fin de semaine ailleurs se justifie.
Un soir comme hier passe Doris, un film hollandais qui finit par rendre compatissant et éloigne les doigts de la télécommande. On se prend d'empathie pour le personnage principal, Doris (interprétée par Tjitske Reidinga), une mère célibataire quadragénaire potelée et maladroite vivant avec ses deux grands enfants. Elle rappelle, il est vrai, la Bridget Jones jouée par Renée Zellweiger. Ces atouts au premier abord désavantageux, avec un tempérament déterminé endigué par la timidité, rendent au personnage un charme délicieux dans la quête de déclarer la flamme à l'homme dont elle est tombée amoureuse, mais dont les quelques embûches sentimentales et sociales vont faire qu'elle devra se battre.
Ce film ne paye pas de mine, les personnages sont attachants, on profite de faire un tour dans la campagne hollandaise qui semble bien belle dans les cadrages et les quartiers jolis d'Amsterdam où les vélos sont plus présents que les automobiles. Une sympathique surprise !