Le souci avec les univers qui font le passage de séries à film sur grand écran, c'est qu'on a très souvent des problèmes, voire même qu'on finit par remarquer des soucis qui étaient présents auparavant et qu'on n'avait pas forcément repérés... C'est le cas ici avec ce premier opus de downton abbey après une série qui était très sympathique et qui a duré 6 saisons entre 2010 et 2015.
Déjà parce que sur une série, on a beaucoup plus de temps pour poser les intrigues, les problèmes, les interactions entre les personnages et, surtout, on a beaucoup plus de temps pour développer et résoudre tout ça. Sur un film de deux heures, il faut réussir à poser son rythme déjà et il faut réussir à condenser les différents fils. Malheureusement, pour le rythme, c'est raté puisque si la première partie se tient plutôt bien, la scène du bal qui sert de conclusion est beaucoup trop longue et finit par fatiguer un peu le spectateur. L'histoire n'est pas mauvaise mais pas non plus exceptionnelle et on a cette désagréable impression d'être plus dans un épisode classique qui serait étiré qu'un vrai film. La partie technique est assez correcte, mais, là où le bât blesse, c'est surtout sur le message. Ça fait longtemps que je n'ai pas revu la série alors, peut être que c'est quelque chose qui ne m'avait pas sauté aux yeux tout de suite, mais le sous-texte, fait quand même très pro aristocratie sans amener beaucoup de nuance... Alors, vous me direz sûrement que ça n'est pas très étonnant pour une série britannique qui parle d'une famille aristocratique, mais mes souvenirs de la série était beaucoup discuté. Petit point négatif en plus, l'histoire des fiançailles de Daisy et Andrew est plus que malaisante. (Spoiler : non, faire une crise de jalousie, ça n'a jamais été une preuve d'amour...)
Un film qui m'a un peu déçu et dont j'attendais plus. Peut-être que c'est le changement de niveau qui a été bloquant et j'espère que le deuxième film et le troisième qui est sorti cette année rattraperont le niveau et donneront une conclusion correcte à l'histoire.